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Grore Images
PASSATO REMOTO 1993, Alkmaar, Pays-Bas
Réalisé aux abattoirs d’Alkmaar avant leur démolition, dans un espace à double entrée, est suspendu, par des crochets de boucherie, un cadre en métal où sont montées deux images. Une face montre un nouveau-né mâle, l’autre un nouveau-né femelle.
Au sol 28 blocs de sel rouge, destinés aux animaux comme minéraux complémentaires. De l’eau s’écoule consumant jour après jour les blocs de sel qui relâchent un liquide rouge. “Passato Remoto” c’est le passé simple de la narration, celui du conte, le “il était une fois” introduisant l’histoire dans un temps indéfini. Le narrateur nous fait pénétrer le champ poétique de la mémoire.
La tradition juive a des règles rigoureuses concernant l’abattage et la préparation de la viande. Elle doit être recouverte de gros sel afin de la vider de son sang et ce n’est qu’après ce traitement qu’elle devient consommable. L’origine de cette tradition est à trouver dans le rituel de l’offrande et de la substitution (le sacrifice d’Abraham). Comme une boucle persistante qui enchaîne et relie les êtres à leur histoire, la naissance à la mort, les femmes à leur cycle. “PASSATO REMOTO 1993” se place au croisement du passé et du présent.
GRORE IMAGES, une agence photo fondée en 1991 par Philippe Mairesse.
L’agence diffuse un stock de plus de 3000 images, constitué exclusivement de photographies trouvées dans la rue, une à une et par hasard. Elles sont conservées telles quelles, en l’état, parfois abîmées, salies ou déchirées.
Ces photographies sont numérisées et mises en ligne sur le site www.grore-images.com, à la disposition de celles et ceux qui souhaitent les utiliser et ainsi les ré-insérer dans la circulation proliférante des images.
PASSATO REMOTO 1993, Alkmaar, Pays-Bas
Réalisé aux abattoirs d’Alkmaar avant leur démolition, dans un espace à double entrée, est suspendu, par des crochets de boucherie, un cadre en métal où sont montées deux images. Une face montre un nouveau-né mâle, l’autre un nouveau-né femelle.
Au sol 28 blocs de sel rouge, destinés aux animaux comme minéraux complémentaires. De l’eau s’écoule consumant jour après jour les blocs de sel qui relâchent un liquide rouge. “Passato Remoto” c’est le passé simple de la narration, celui du conte, le “il était une fois” introduisant l’histoire dans un temps indéfini. Le narrateur nous fait pénétrer le champ poétique de la mémoire.
La tradition juive a des règles rigoureuses concernant l’abattage et la préparation de la viande. Elle doit être recouverte de gros sel afin de la vider de son sang et ce n’est qu’après ce traitement qu’elle devient consommable. L’origine de cette tradition est à trouver dans le rituel de l’offrande et de la substitution (le sacrifice d’Abraham). Comme une boucle persistante qui enchaîne et relie les êtres à leur histoire, la naissance à la mort, les femmes à leur cycle. “PASSATO REMOTO 1993” se place au croisement du passé et du présent.
«Une sculpture sociale – Au lieu de se comporter comme un artiste classique qui se rue sur son matériau pour le transformer en "son" oeuvre, matériellement définie, Philippe Mairesse a choisi d’appliquer, jusqu’au moindre détail, la structure de l’agence photographique (de type Magnum ou Sygma, issue du photo- journalisme libre et indépendant du milieu du 20ème siècle) à ce vaste ensemble, toujours grandissant, de photographies trouvées sans intention particulière. Ce faisant, il laisse d’une part le champ ouvert à la poursuite des multiples relations ouvertes et non-déterminées qui s’ouvrent entre les images "sauvées" et un possible public ; il se refuse d’intervenir dans ces nouvelles relations entre images et personnes qui peuvent se créer grâce au système de l’agence photo; mais en même temps, il prend le pari de réinsérer les images dans un certain usage social, dans une "vie sociale de l’image" qui semblait éliminée au départ pour ces photographies abandonnées, tout en créant une dimension supplémentaire, une distanciation par rapport aux usages normalisés des images, ce qui permet de dire et de comprendre beaucoup sur les images et leur rôle dans notre vie contemporaine. »
Robert Fleck.
INCOMPATIBILITE D'HUMEUR, Galerie De Garage, Hoorn, Pays-Bas
Présentée dans un ancien show-room, l’installation montre une table qui parcourt tout l’espace.
A un bout de la table, trône une machine à écrire qui déploie devant elle une toile blanche recouvrant toute la longueur de la table. Sur cette toile est peint un texte en caractères braille. A l’extrémité de la table, un ensemble de 6 photos représentent la même machine à écrire. De part et d’autre de la table dans des chargeurs de munitions, sont disposés des couverts.
Incompatibilité d’humeur raconte l’histoire illisible, de protagonistes invisibles autour d’un autel dressé dont seule la mise en scène subsiste. Le visiteur est témoin d’une scène vide, débris d’une histoire abandonnée dont l’écho retentit comme une rafale de mitraillette, le son des mots scandés avec violence sur le clavier de la machine immobile.
Et le passant indifférent ...
image A1301
INCOMPATIBILITE D'HUMEUR,Galerie De Garage, Hoorn, Pays-Bas
Présentée dans un ancien show-room, l’installation montre une table qui parcourt tout l’espace.
A un bout de la table, trône une machine à écrire qui déploie devant elle une toile blanche recouvrant toute la longueur de la table. Sur cette toile est peint un texte en caractères braille. A l’extrémité de la table, un ensemble de 6 photos représentent la même machine à écrire. De part et d’autre de la table dans des chargeurs de munitions, sont disposés des couverts.
Incompatibilité d’humeur raconte l’histoire illisible, de protagonistes invisibles autour d’un autel dressé dont seule la mise en scène subsiste. Le visiteur est témoin d’une scène vide, débris d’une histoire abandonnée dont l’écho retentit comme une rafale de mitraillette, le son des mots scandés avec violence sur le clavier de la machine immobile.
Et le passant indifférent ...
image A6254
LA LOI DU GENRE, Musée Historique Juif, Amsterdam, Pays-Bas 1999
Dans le Musée Historique Juif d’Amsterdam, le Mikvé est le dernier lieu rituel qui subsiste de l’ancienne synagogue convertie en musée.
“La Loi du Genre” est une interprétation symbolique des relations entre le féminin et la loi. L’installation féminise la loi, elle étiquette chaque rouleau d’un prénom de femme, nous racontant ainsi l’histoire invisible de la loi hébraique.
Au sol, cousu dans un châle à franges, la photographie d’une main de bébé, comme un texte sans commentaires. La main ouverte de l’enfant nous confronte à la loi relative aux bains rituels qui prescrit les règles concernant l’impureté des femmes.
Cachés au bas du châle, reliés à la dernière frange, subsistent le fil et l’aiguille qui l’ont tissé, témoins de ce que l’histoire, quand elle n’est pas écrite avec le sang, est brodée par des mains.
image X1688X
LA LOI DU GENRE, Musée Historique Juif, Amsterdam, Pays-Bas 1999
Dans le Musée Historique Juif d’Amsterdam, le Mikvé est le dernier lieu rituel qui subsiste de l’ancienne synagogue convertie en musée.
“La Loi du Genre” est une interprétation symbolique des relations entre le féminin et la loi. L’installation féminise la loi, elle étiquette chaque rouleau d’un prénom de femme, nous racontant ainsi l’histoire invisible de la loi hébraique.
Au sol, cousu dans un châle à franges, la photographie d’une main de bébé, comme un texte sans commentaires. La main ouverte de l’enfant nous confronte à la loi relative aux bains rituels qui prescrit les règles concernant l’impureté des femmes.
Cachés au bas du châle, reliés à la dernière frange, subsistent le fil et l’aiguille qui l’ont tissé, témoins de ce que l’histoire, quand elle n’est pas écrite avec le sang, est brodée par des mains.
image X2665X
LA LOI DU GENRE, Musée Historique Juif, Amsterdam, Pays-Bas 1999
Dans le Musée Historique Juif d’Amsterdam, le Mikvé est le dernier lieu rituel qui subsiste de l’ancienne synagogue convertie en musée.
“La Loi du Genre” est une interprétation symbolique des relations entre le féminin et la loi. L’installation féminise la loi, elle étiquette chaque rouleau d’un prénom de femme, nous racontant ainsi l’histoire invisible de la loi hébraique.
Au sol, cousu dans un châle à franges, la photographie d’une main de bébé, comme un texte sans commentaires. La main ouverte de l’enfant nous confronte à la loi relative aux bains rituels qui prescrit les règles concernant l’impureté des femmes.
Cachés au bas du châle, reliés à la dernière frange, subsistent le fil et l’aiguille qui l’ont tissé, témoins de ce que l’histoire, quand elle n’est pas écrite avec le sang, est brodée par des mains.
JE SUIS VIVANTE, Galerie du Tableau, Marseille, France 2007
Je suis aux prises avec un projet qui m’occupe depuis la mort de mon père. C’était le titre que je pensais donner à cette installation; j’ai résisté à la tentation d’un titre aussi autobiographique pour ne retenir que les mots auquels je pensais lorsqu’il est mort : je suis vivante.
Je suis vivante parce que c’est réel et je suis vivante parce qu’il m’a donné la [une] vie.
Je ne crois pas qu’il s'agit là d’un projet “contemporain”. Je crois que c’est classique, un peu antique même...
Quand mon père est mort je n’avais pas pu me réconcilier avec lui.
Ce travail ne vise pas à une impossible réconciliation! C’est ce moment où voyant mon père mort, j’ai pensé comme une évidence, et comme un défi que j’étais vivante. C'est une réflexion sur la filiation et la féminité.
Dans cette filiation, il n’y a pas de fils mais des fils noués, tressés, enchevêtrés...
image A2157X2159
JE SUIS VIVANTE, Galerie du Tableau, Marseille, France 2007
Je suis aux prises avec un projet qui m’occupe depuis la mort de mon père. C’était le titre que je pensais donner à cette installation; j’ai résisté à la tentation d’un titre aussi autobiographique pour ne retenir que les mots auquels je pensais lorsqu’il est mort : je suis vivante.
Je suis vivante parce que c’est réel et je suis vivante parce qu’il m’a donné la [une] vie.
Je ne crois pas qu’il s'agit là d’un projet “contemporain”. Je crois que c’est classique, un peu antique même...
Quand mon père est mort je n’avais pas pu me réconcilier avec lui.
Ce travail ne vise pas à une impossible réconciliation! C’est ce moment où voyant mon père mort, j’ai pensé comme une évidence, et comme un défi que j’étais vivante. C'est une réflexion sur la filiation et la féminité.
Dans cette filiation, il n’y a pas de fils mais des fils noués, tressés, enchevêtrés...
détail : oeuf en résine et franges
image A1145
JE SUIS VIVANTE, Galerie du Tableau, Marseille, France 2007
Je suis aux prises avec un projet qui m’occupe depuis la mort de mon père. C’était le titre que je pensais donner à cette installation; j’ai résisté à la tentation d’un titre aussi autobiographique pour ne retenir que les mots auquels je pensais lorsqu’il est mort : je suis vivante.
Je suis vivante parce que c’est réel et je suis vivante parce qu’il m’a donné la [une] vie.
Je ne crois pas qu’il s'agit là d’un projet “contemporain”. Je crois que c’est classique, un peu antique même...
Quand mon père est mort je n’avais pas pu me réconcilier avec lui.
Ce travail ne vise pas à une impossible réconciliation! C’est ce moment où voyant mon père mort, j’ai pensé comme une évidence, et comme un défi que j’étais vivante. C'est une réflexion sur la filiation et la féminité.
Dans cette filiation, il n’y a pas de fils mais des fils noués, tressés, enchevêtrés...
détail : bible avec tsitsit
JE SUIS VIVANTE, Galerie du Tableau, Marseille, France 2007
Je suis aux prises avec un projet qui m’occupe depuis la mort de mon père. C’était le titre que je pensais donner à cette installation; j’ai résisté à la tentation d’un titre aussi autobiographique pour ne retenir que les mots auquels je pensais lorsqu’il est mort : je suis vivante.
Je suis vivante parce que c’est réel et je suis vivante parce qu’il m’a donné la [une] vie.
Je ne crois pas qu’il s'agit là d’un projet “contemporain”. Je crois que c’est classique, un peu antique même...
Quand mon père est mort je n’avais pas pu me réconcilier avec lui.
Ce travail ne vise pas à une impossible réconciliation! C’est ce moment où voyant mon père mort, j’ai pensé comme une évidence, et comme un défi que j’étais vivante. C'est une réflexion sur la filiation et la féminité.
Dans cette filiation, il n’y a pas de fils mais des fils noués, tressés, enchevêtrés...
image X3550X
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sophie samama
PASSATO REMOTO 1993, Alkmaar, Pays-Bas
Réalisé aux abattoirs d’Alkmaar avant leur démolition, dans un espace à double entrée, est suspendu, par des crochets de boucherie, un cadre en métal où sont montées deux images. Une face montre un nouveau-né mâle, l’autre un nouveau-né femelle.
Au sol 28 blocs de sel rouge, destinés aux animaux comme minéraux complémentaires. De l’eau s’écoule consumant jour après jour les blocs de sel qui relâchent un liquide rouge. “Passato Remoto” c’est le passé simple de la narration, celui du conte, le “il était une fois” introduisant l’histoire dans un temps indéfini. Le narrateur nous fait pénétrer le champ poétique de la mémoire.
La tradition juive a des règles rigoureuses concernant l’abattage et la préparation de la viande. Elle doit être recouverte de gros sel afin de la vider de son sang et ce n’est qu’après ce traitement qu’elle devient consommable. L’origine de cette tradition est à trouver dans le rituel de l’offrande et de la substitution (le sacrifice d’Abraham). Comme une boucle persistante qui enchaîne et relie les êtres à leur histoire, la naissance à la mort, les femmes à leur cycle. “PASSATO REMOTO 1993” se place au croisement du passé et du présent.
GRORE IMAGES, une agence photo fondée en 1991 par Philippe Mairesse.
L’agence diffuse un stock de plus de 3000 images, constitué exclusivement de photographies trouvées dans la rue, une à une et par hasard. Elles sont conservées telles quelles, en l’état, parfois abîmées, salies ou déchirées.
Ces photographies sont numérisées et mises en ligne sur le site www.grore-images.com, à la disposition de celles et ceux qui souhaitent les utiliser et ainsi les ré-insérer dans la circulation proliférante des images.
PASSATO REMOTO 1993, Alkmaar, Pays-Bas
Réalisé aux abattoirs d’Alkmaar avant leur démolition, dans un espace à double entrée, est suspendu, par des crochets de boucherie, un cadre en métal où sont montées deux images. Une face montre un nouveau-né mâle, l’autre un nouveau-né femelle.
Au sol 28 blocs de sel rouge, destinés aux animaux comme minéraux complémentaires. De l’eau s’écoule consumant jour après jour les blocs de sel qui relâchent un liquide rouge. “Passato Remoto” c’est le passé simple de la narration, celui du conte, le “il était une fois” introduisant l’histoire dans un temps indéfini. Le narrateur nous fait pénétrer le champ poétique de la mémoire.
La tradition juive a des règles rigoureuses concernant l’abattage et la préparation de la viande. Elle doit être recouverte de gros sel afin de la vider de son sang et ce n’est qu’après ce traitement qu’elle devient consommable. L’origine de cette tradition est à trouver dans le rituel de l’offrande et de la substitution (le sacrifice d’Abraham). Comme une boucle persistante qui enchaîne et relie les êtres à leur histoire, la naissance à la mort, les femmes à leur cycle. “PASSATO REMOTO 1993” se place au croisement du passé et du présent.
«Une sculpture sociale – Au lieu de se comporter comme un artiste classique qui se rue sur son matériau pour le transformer en "son" oeuvre, matériellement définie, Philippe Mairesse a choisi d’appliquer, jusqu’au moindre détail, la structure de l’agence photographique (de type Magnum ou Sygma, issue du photo- journalisme libre et indépendant du milieu du 20ème siècle) à ce vaste ensemble, toujours grandissant, de photographies trouvées sans intention particulière. Ce faisant, il laisse d’une part le champ ouvert à la poursuite des multiples relations ouvertes et non-déterminées qui s’ouvrent entre les images "sauvées" et un possible public ; il se refuse d’intervenir dans ces nouvelles relations entre images et personnes qui peuvent se créer grâce au système de l’agence photo; mais en même temps, il prend le pari de réinsérer les images dans un certain usage social, dans une "vie sociale de l’image" qui semblait éliminée au départ pour ces photographies abandonnées, tout en créant une dimension supplémentaire, une distanciation par rapport aux usages normalisés des images, ce qui permet de dire et de comprendre beaucoup sur les images et leur rôle dans notre vie contemporaine. »
Robert Fleck.
INCOMPATIBILITE D'HUMEUR, Galerie De Garage, Hoorn, Pays-Bas
Présentée dans un ancien show-room, l’installation montre une table qui parcourt tout l’espace.
A un bout de la table, trône une machine à écrire qui déploie devant elle une toile blanche recouvrant toute la longueur de la table. Sur cette toile est peint un texte en caractères braille. A l’extrémité de la table, un ensemble de 6 photos représentent la même machine à écrire. De part et d’autre de la table dans des chargeurs de munitions, sont disposés des couverts.
Incompatibilité d’humeur raconte l’histoire illisible, de protagonistes invisibles autour d’un autel dressé dont seule la mise en scène subsiste. Le visiteur est témoin d’une scène vide, débris d’une histoire abandonnée dont l’écho retentit comme une rafale de mitraillette, le son des mots scandés avec violence sur le clavier de la machine immobile.
Et le passant indifférent ...
image A1301
INCOMPATIBILITE D'HUMEUR,Galerie De Garage, Hoorn, Pays-Bas
Présentée dans un ancien show-room, l’installation montre une table qui parcourt tout l’espace.
A un bout de la table, trône une machine à écrire qui déploie devant elle une toile blanche recouvrant toute la longueur de la table. Sur cette toile est peint un texte en caractères braille. A l’extrémité de la table, un ensemble de 6 photos représentent la même machine à écrire. De part et d’autre de la table dans des chargeurs de munitions, sont disposés des couverts.
Incompatibilité d’humeur raconte l’histoire illisible, de protagonistes invisibles autour d’un autel dressé dont seule la mise en scène subsiste. Le visiteur est témoin d’une scène vide, débris d’une histoire abandonnée dont l’écho retentit comme une rafale de mitraillette, le son des mots scandés avec violence sur le clavier de la machine immobile.
Et le passant indifférent ...
image A6254
LA LOI DU GENRE, Musée Historique Juif, Amsterdam, Pays-Bas 1999
Dans le Musée Historique Juif d’Amsterdam, le Mikvé est le dernier lieu rituel qui subsiste de l’ancienne synagogue convertie en musée.
“La Loi du Genre” est une interprétation symbolique des relations entre le féminin et la loi. L’installation féminise la loi, elle étiquette chaque rouleau d’un prénom de femme, nous racontant ainsi l’histoire invisible de la loi hébraique.
Au sol, cousu dans un châle à franges, la photographie d’une main de bébé, comme un texte sans commentaires. La main ouverte de l’enfant nous confronte à la loi relative aux bains rituels qui prescrit les règles concernant l’impureté des femmes.
Cachés au bas du châle, reliés à la dernière frange, subsistent le fil et l’aiguille qui l’ont tissé, témoins de ce que l’histoire, quand elle n’est pas écrite avec le sang, est brodée par des mains.
image X1688X
LA LOI DU GENRE, Musée Historique Juif, Amsterdam, Pays-Bas 1999
Dans le Musée Historique Juif d’Amsterdam, le Mikvé est le dernier lieu rituel qui subsiste de l’ancienne synagogue convertie en musée.
“La Loi du Genre” est une interprétation symbolique des relations entre le féminin et la loi. L’installation féminise la loi, elle étiquette chaque rouleau d’un prénom de femme, nous racontant ainsi l’histoire invisible de la loi hébraique.
Au sol, cousu dans un châle à franges, la photographie d’une main de bébé, comme un texte sans commentaires. La main ouverte de l’enfant nous confronte à la loi relative aux bains rituels qui prescrit les règles concernant l’impureté des femmes.
Cachés au bas du châle, reliés à la dernière frange, subsistent le fil et l’aiguille qui l’ont tissé, témoins de ce que l’histoire, quand elle n’est pas écrite avec le sang, est brodée par des mains.
image X2665X
LA LOI DU GENRE, Musée Historique Juif, Amsterdam, Pays-Bas 1999
Dans le Musée Historique Juif d’Amsterdam, le Mikvé est le dernier lieu rituel qui subsiste de l’ancienne synagogue convertie en musée.
“La Loi du Genre” est une interprétation symbolique des relations entre le féminin et la loi. L’installation féminise la loi, elle étiquette chaque rouleau d’un prénom de femme, nous racontant ainsi l’histoire invisible de la loi hébraique.
Au sol, cousu dans un châle à franges, la photographie d’une main de bébé, comme un texte sans commentaires. La main ouverte de l’enfant nous confronte à la loi relative aux bains rituels qui prescrit les règles concernant l’impureté des femmes.
Cachés au bas du châle, reliés à la dernière frange, subsistent le fil et l’aiguille qui l’ont tissé, témoins de ce que l’histoire, quand elle n’est pas écrite avec le sang, est brodée par des mains.
JE SUIS VIVANTE, Galerie du Tableau, Marseille, France 2007
Je suis aux prises avec un projet qui m’occupe depuis la mort de mon père. C’était le titre que je pensais donner à cette installation; j’ai résisté à la tentation d’un titre aussi autobiographique pour ne retenir que les mots auquels je pensais lorsqu’il est mort : je suis vivante.
Je suis vivante parce que c’est réel et je suis vivante parce qu’il m’a donné la [une] vie.
Je ne crois pas qu’il s'agit là d’un projet “contemporain”. Je crois que c’est classique, un peu antique même...
Quand mon père est mort je n’avais pas pu me réconcilier avec lui.
Ce travail ne vise pas à une impossible réconciliation! C’est ce moment où voyant mon père mort, j’ai pensé comme une évidence, et comme un défi que j’étais vivante. C'est une réflexion sur la filiation et la féminité.
Dans cette filiation, il n’y a pas de fils mais des fils noués, tressés, enchevêtrés...
image A2157X2159
JE SUIS VIVANTE, Galerie du Tableau, Marseille, France 2007
Je suis aux prises avec un projet qui m’occupe depuis la mort de mon père. C’était le titre que je pensais donner à cette installation; j’ai résisté à la tentation d’un titre aussi autobiographique pour ne retenir que les mots auquels je pensais lorsqu’il est mort : je suis vivante.
Je suis vivante parce que c’est réel et je suis vivante parce qu’il m’a donné la [une] vie.
Je ne crois pas qu’il s'agit là d’un projet “contemporain”. Je crois que c’est classique, un peu antique même...
Quand mon père est mort je n’avais pas pu me réconcilier avec lui.
Ce travail ne vise pas à une impossible réconciliation! C’est ce moment où voyant mon père mort, j’ai pensé comme une évidence, et comme un défi que j’étais vivante. C'est une réflexion sur la filiation et la féminité.
Dans cette filiation, il n’y a pas de fils mais des fils noués, tressés, enchevêtrés...
détail : oeuf en résine et franges
image A1145
JE SUIS VIVANTE, Galerie du Tableau, Marseille, France 2007
Je suis aux prises avec un projet qui m’occupe depuis la mort de mon père. C’était le titre que je pensais donner à cette installation; j’ai résisté à la tentation d’un titre aussi autobiographique pour ne retenir que les mots auquels je pensais lorsqu’il est mort : je suis vivante.
Je suis vivante parce que c’est réel et je suis vivante parce qu’il m’a donné la [une] vie.
Je ne crois pas qu’il s'agit là d’un projet “contemporain”. Je crois que c’est classique, un peu antique même...
Quand mon père est mort je n’avais pas pu me réconcilier avec lui.
Ce travail ne vise pas à une impossible réconciliation! C’est ce moment où voyant mon père mort, j’ai pensé comme une évidence, et comme un défi que j’étais vivante. C'est une réflexion sur la filiation et la féminité.
Dans cette filiation, il n’y a pas de fils mais des fils noués, tressés, enchevêtrés...
détail : bible avec tsitsit
JE SUIS VIVANTE, Galerie du Tableau, Marseille, France 2007
Je suis aux prises avec un projet qui m’occupe depuis la mort de mon père. C’était le titre que je pensais donner à cette installation; j’ai résisté à la tentation d’un titre aussi autobiographique pour ne retenir que les mots auquels je pensais lorsqu’il est mort : je suis vivante.
Je suis vivante parce que c’est réel et je suis vivante parce qu’il m’a donné la [une] vie.
Je ne crois pas qu’il s'agit là d’un projet “contemporain”. Je crois que c’est classique, un peu antique même...
Quand mon père est mort je n’avais pas pu me réconcilier avec lui.
Ce travail ne vise pas à une impossible réconciliation! C’est ce moment où voyant mon père mort, j’ai pensé comme une évidence, et comme un défi que j’étais vivante. C'est une réflexion sur la filiation et la féminité.
Dans cette filiation, il n’y a pas de fils mais des fils noués, tressés, enchevêtrés...
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emmanuel vigier
J'AI UN FRERE, 2008, documentaire (80 mn)
Deux frères séparés par une guerre.Dražan, réfugié politique en France, à Marseille.Dejan en Bosnie-Herzégovine, à Bosanski Brod, une ville industrielle à l'agonie, à la frontière de la Croatie.
En 2007, Dražan décide de rendre visite à son frère. L'exilé. L'ancien soldat. Le chemin qu'ils prennent. Ce "pont" qu'ils nous invitent à traverser.
« La guerre qui venait de s’achever projetait encore son ombresur toutes choses alentour.
Il nous fallait pour nous-mêmes
Et notre entourage
Redécouvrir la beauté des matins d’hiver
Le prix d’un sourire aperçu à la fenêtre d’un train. »
Izet Sarajlic, « Le livre des adieux », 1997
Extrait de « Adieu à Slobodan Markovic
Film sélectionné:
Etats Généraux du documentaire à Lussas (2008),
Prix International du documentaire et du reportage Méditerranéen (Turin, 2008),
Festival “Etonnants voyageurs” (Saint Malo, 2008),
Cinéma du réel à Paris-Beaubourg (2009),
Corsica.Doc à Ajaccio (2009).
Projeté à Marseille au cinema “L’Alhambra” novembre 2008 et au Polygone Etoilé en décembre 2009.
Diffusé sur France 3 Méditerranée, dans le cadre de la Nuit du Documentaire (décembre 2009)
ekatarina ustinchenko
“La Ville Ré-active” (2008-2010) / concept de l’espace mouvant et interactif.
Le travail expérimental, qui contient plusieurs disciplines et supports : art-multimédia, design, réflexion architecturale, analyse urbain, photographie, programmation.
A partir d'une particule un organisme urbain commence à naître dans les paumes…, il se développe et se régénère au contact des humains. Cet organisme devient non seulement un ensemble de formes, mais aussi une étendue de territoires, un croisement d'événements et de scénarios. Du réel et du virtuel, du visible et invisible, du temps et de l'étendue, du mouvement, du paradoxe... La ville imaginaire, utopique, pensée comme une trame informatique évolue dans ses transformations. De double nature elle comprend des synthèses, des métaphores, elle se montre mouvante dans les croisements perpétuels et révèlent ses qualités dynamiques et “ré-actives”.
“La Ville Ré-active” (2008-2010) / concept de l’espace mouvant et interactif.
Le travail expérimental, qui contient plusieurs disciplines et supports : art-multimédia, design, réflexion architecturale, analyse urbain, photographie, programmation.
A partir d'une particule un organisme urbain commence à naître dans les paumes…, il se développe et se régénère au contact des humains. Cet organisme devient non seulement un ensemble de formes, mais aussi une étendue de territoires, un croisement d'événements et de scénarios. Du réel et du virtuel, du visible et invisible, du temps et de l'étendue, du mouvement, du paradoxe... La ville imaginaire, utopique, pensée comme une trame informatique évolue dans ses transformations. De double nature elle comprend des synthèses, des métaphores, elle se montre mouvante dans les croisements perpétuels et révèlent ses qualités dynamiques et “ré-actives”.
“La Ville Ré-active” (2008-2010) / concept de l’espace mouvant et interactif.
Le travail expérimental, qui contient plusieurs disciplines et supports : art-multimédia, design, réflexion architecturale, analyse urbain, photographie, programmation.
A partir d'une particule un organisme urbain commence à naître dans les paumes…, il se développe et se régénère au contact des humains. Cet organisme devient non seulement un ensemble de formes, mais aussi une étendue de territoires, un croisement d'événements et de scénarios. Du réel et du virtuel, du visible et invisible, du temps et de l'étendue, du mouvement, du paradoxe... La ville imaginaire, utopique, pensée comme une trame informatique évolue dans ses transformations. De double nature elle comprend des synthèses, des métaphores, elle se montre mouvante dans les croisements perpétuels et révèlent ses qualités dynamiques et “ré-actives”.
“La Ville Ré-active” (2008-2010) / concept de l’espace mouvant et interactif.
Le travail expérimental, qui contient plusieurs disciplines et supports : art-multimédia, design, réflexion architecturale, analyse urbain, photographie, programmation.
A partir d'une particule un organisme urbain commence à naître dans les paumes…, il se développe et se régénère au contact des humains. Cet organisme devient non seulement un ensemble de formes, mais aussi une étendue de territoires, un croisement d'événements et de scénarios. Du réel et du virtuel, du visible et invisible, du temps et de l'étendue, du mouvement, du paradoxe... La ville imaginaire, utopique, pensée comme une trame informatique évolue dans ses transformations. De double nature elle comprend des synthèses, des métaphores, elle se montre mouvante dans les croisements perpétuels et révèlent ses qualités dynamiques et “ré-actives”.
“La Ville Ré-active” (2008-2010) / concept de l’espace mouvant et interactif.
Le travail expérimental, qui contient plusieurs disciplines et supports : art-multimédia, design, réflexion architecturale, analyse urbain, photographie, programmation.
A partir d'une particule un organisme urbain commence à naître dans les paumes…, il se développe et se régénère au contact des humains. Cet organisme devient non seulement un ensemble de formes, mais aussi une étendue de territoires, un croisement d'événements et de scénarios. Du réel et du virtuel, du visible et invisible, du temps et de l'étendue, du mouvement, du paradoxe... La ville imaginaire, utopique, pensée comme une trame informatique évolue dans ses transformations. De double nature elle comprend des synthèses, des métaphores, elle se montre mouvante dans les croisements perpétuels et révèlent ses qualités dynamiques et “ré-actives”.
“La Ville Ré-active” (2008-2010) / concept de l’espace mouvant et interactif.
Le travail expérimental, qui contient plusieurs disciplines et supports : art-multimédia, design, réflexion architecturale, analyse urbain, photographie, programmation.
A partir d'une particule un organisme urbain commence à naître dans les paumes…, il se développe et se régénère au contact des humains. Cet organisme devient non seulement un ensemble de formes, mais aussi une étendue de territoires, un croisement d'événements et de scénarios. Du réel et du virtuel, du visible et invisible, du temps et de l'étendue, du mouvement, du paradoxe... La ville imaginaire, utopique, pensée comme une trame informatique évolue dans ses transformations. De double nature elle comprend des synthèses, des métaphores, elle se montre mouvante dans les croisements perpétuels et révèlent ses qualités dynamiques et “ré-actives”.
